10.01.2008

visite royale

Enigme du Nouvel An

Visite Royale:
LES MENHIRS DE BURN(E) AU PALAIS DE JARDILAND

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Mise en bouche:
http://www.coucoucircus.org/da/generique.php?id=286


10.09.2007

tout est bon

"Ne sauvant ni sa queue, ni son groin de la casserole, le pauvre suidé, dont on bourrait la vessie de tabac, dont la verge graissait les scies, prêtait ses testicules au serment d'Hippocrate. Réduits en poudre, ils servaient la virilité, combattaient la stérilité féminine. Et son membre rôti remédiait à l'incontinence. La vésicule biliaire pendait dans la cheminée parmi les andouilles. Ses humeurs faisaient un onguent sou­verain contre les douleurs. La corne du pied soi­gnait les tranchées intestinales et utérines. La panne combattait les dermatoses, la couenne se chargeait des verrues quand le lard guérissait de la variole.

df449fb0e4dbfe22b6efc586226560da.jpgAlbert le Grand, docte moine dominicain, qui prescrivait la bouse sur les écrouelles, sauva d'une mort certaine un malade rendant du sang, lui faisant une fricassée de fientes de porc et de crachats, agrémentée d'une noix de beurre frais.
Enfin, il était un usage qui, s'il devait l'étonner, ne causait pas de dommages mortels. Le porteur de panaris lui mettait le doigt dans le derrière. On prendra cela pour un hommage à la rosette."
M.G Vaude
photo Philippe Deschamps

28.08.2007

rentrée scolaire

Prenez une demi-livre de beurre
quelques lutins bactériens
deux ou trois os hyper calcifiés
d'un vieux poète usé
un pasteur luthérien
rongez la tumeur
scarifiez-lui l'humeur
mouillez puis laissez aller
dégorger un quart-d'heure et porter à ébullition
bien faire monter l’acide rigolard, soufflez du nez
baissez un peu l'abat-jour
changez donc de position
vaquez à vos occupations, sans en avoir l'air
lavez les eaux mortes s' il n’y a rien à faire
piquez-vous le nez sans arrière-pensée et dévalez l'escalier la tête la première
cognez surtout le front, le sein, frottez les pupilles et moi derrière
je fourre l'appareil dans les plaies, suture sereinement
vous voilà renforcé, revigoré, transformé
massez l'ensemble et foutez le camp prendre l'air, je vous y joins la panacée

21.08.2007

espèce insoumise

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"Il n'y a pas de mort invulnérable devant un dialogue à peine commencé, et la survie ne se mesure pas à la durée..."

10.06.2007

100 ans, une course de côte

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Dans la côte assez dure du Golgotha, il ya quatorze virages, c’est au troisième que Jésus ramassa la 1ere pelle.
Sa mère, aux tribunes, s’alarma. [...]
La seconde pelle eut lieu au septième virage, sur du pavé gras.
Jésus dérapa pour la troisième fois, sur un rail, au onzième.
Les demi-mondaines d’israel agitaient leurs mouchoirs au huitième.
Le déplorable accident que l’on sait se place au douzième virage.
Jésus était à ce moment dead-head avec les 2 larrons.
On sait aussi qu’il continua la course en aviateur… Mais ceci sort de notre sujet.
la Chandelle verte

http://www.alfredjarry2007.fr/passionjarry/passionjarry1....

15.05.2007

horoscopée 2ème


encore pas d'chance!
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Misère, misère, diplodocus et anthropophages, nous voici dans l'ère de nico..sarcophage, roulez gibier dpotence , les choses saccomplissent, nimporte quelle mouche en pied est attentif au bas fond spirituel

AvriL : bélier, fonce dans ltas on verra bien s’qui restera, éviter d’suinter l’ennui, l'bon gout et les bonnes mœurs
MAI / toro immunodépresseur cervelet sexe test zone QCM

juin: gémeau gai kompagnon mémordeur, période délicate...fodrait pas rpasser lé sentiers battus, tarmack à lorizon et l'harissa danltroudu cul. Quelle mort, quel hasard, quelle surprise…

12.05.2007

spasme

Ses propos incohérents emmêlés aux poésies
Mignonne allons voir si la rose...
Marâtre nature...
On sent à quel point il doit croire
à la fuite utile des jours
Il marche dans la plaine immense...

La douleur d'un deuil interminable
il était content de me voir mais ce n’était pas moi,
tu es délicieuse, il faut que je leur dise aux autres que tu es délicieuse, rappelle moi ton nom, ton sourire est bon, tu m'écoutes, pardonne moi, je te dis tout ça pour rien, mais non, écoute
J'admire, assis sous un portail,
Ce reste de jour dont s'éclaire
La dernière heure de travail...

parle moi, dis les moi toutes ces choses, tous ces mots qui t'arrivent en désordre, je t'ai écouté toute la journée et je me suis remplie, remplie que ça déborde de partout

02.05.2007

3 fois rien

La tête dans lcul
je raze les murs
dans un corridor
je prend de l'uranium
pour la peinture
et mes géraniums
un peu dans l'embarras
de croiser les rats
mais voilà que je rippe
sur les gravois
et qu'une saveur de tripes
éveille mon emoi
voilà, que je trouve qui gît-là ? que je dis
c'est une boule de poils collés
émouvante fragilité
d'une bête desincarnée
mais non c'est  que mon cendrier
des mégots par milliers
et le chien qui s'y est collé

c'est fou ce qu'on peut s'faire comme mouron
avec trois rien

16.04.2007

Sermon sur la mort

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Tout nous appelle à la mort :
la nature, presque envieuse du bien qu'elle nous a fait,
nous déclare souvent et nous fait signifier qu'elle ne peut
pas nous laisser longtemps ce peu de matière qu'elle nous prête,
qui ne doit pas demeurer dans les mêmes mains :
elle en a besoin pour d'autres formes, elle la redemande pour d'autres ouvrages.
(...) Si je jette la vue devant moi,
quel espace infini où je ne suis pas !
si je la retourne en arrière,
quelle suite effroyable où je ne suis plus !
et que j'occupe peu de place dans cet abîme immense du temps !
Je ne suis rien : un si petit intervalle n'est pas capable de me distinguer du néant ;
on ne m'a envoyé que pour faire nombre ; encore n'avait-on que faire de moi,
et la pièce n'en aurait pas été moins jouée, quand je serais demeuré derrière le théâtre.

Bossuet (1627-1704)

14.04.2007

expo sans titre

saloperie consternation capitulation fragment de paytonie étude pour un paysage avec compte à rebours déjà proclamé en milieu de nuit point de vue des morts face à la mer fantaisie pour une ballade

02.04.2007

alphonsine

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j’m’appelle Alphonsine j’étais encore en rose layette
quand on m’a coupé la chique,
des rubans des turbulettes
jme noyais dans l’esthétique
cqui ma manqué c’est la simplicité
c’est que j’pouvais plus respirer
les tétines pour pas parler
o risettes à l'assemblée

j’aspirai à davantage
m’ont pas laissé avoir l’âge
des 40 ème hurlants
aux 50èmes rugissants,
les tuyaux commençaient à chauffer
les fosses nasales à s’enflammer
j’suis ventilée
ça c'est sûr j’suis clamcée

jai senti la viande molle
et les vers m’dévorer les guibolles
mais je leur ai filé la vérole
au bas clergé
fallait pas m’laisser devenir tout sec
à puer comme un fennec
maintenant j'ai le poil collé
des trous sanglants comme le val endormissé

on m’a sortie d’terre,
j’grossi pas mais c’est toujours mieux que lcimetière
rien dans les yeux ou que misère
mais j'ai vu lciel et ses chimères
je faisais tâche et c’était pas le pire
mais j’suis plus seule et j'respire

ya kekchoz la-haut que je m'explique pas
pourvu que ce soit pas
le drapeau, le sabre ou le goupillon
juste de l'air, de l'espace vermillon
ou même de l'azur, beau simple et plat
surface étale où mes yeux se reposent de tous ces patatras

je rêvais juste d’avoir des grands pieds
et  transporter la joie dans mes souliers

30.03.2007

horoscopée

Pas d'chance !
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Maurizio Cattelan

La terre se peint et se décrit sous l'action d'une terrible danse à qui on n'a pas encore fait donner épidemiquement tous ses fruits

Janvier: capricorne t'as le cul g'lé
Février: je dicté à mes mains leur danse à mes pieds
poissons: espèce de sale macaque européen que tu es et qu'à jamais appris à lever le pied
bélier: alors t'es pas ancore gari tu crois ancore aux
zesprits, (Artaud)
Mars! Zurn "Pour cet homme qui observe avec simplicité qu'on l'a "éduqué à mort", le cancer n'est que l'issue naturelle d'un étouffement systématique de sa dynamique individuelle."

29.03.2007

mémorial du cheval inconnu

mon amour ma beauté
chair veinurée et ta grâce, la volupté
 peau frissonnante
entre mes jambes
tes reins aux appels à l'entrave
frénétique, galopant notre danse intérieure
blasphème endiablé des corps entre-nature
toi la bête moi l'humain, pâle
élevé par ta chair au rang des dieux
la tête aux nuées enivrés tout ensemble
ON BAISE LA MORT on s'enlace dans les tripes on accouple nos différences
annihile barrière de nos étrangetés
pénètre les cieux, s'envolant infernaux
sans pensées
le saut, traversée des gènes mon semblable ma différence
mon espèce ta vie
opéra des viscères
mon amour je ne mangerai pas ta mort,
ou la mienne.
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le peintre, la lune

"Malheureux peut-être l'homme, mais heureux l'artiste que le désir déchire !"...Le désir de peindre, C. Baudelaire

"La lune, qui est le caprice même, regarda par la fenêtre pendant que tu dormais, et se dit : "cette enfant me plaît.." Les bienfaits de la lune, C. Baudelaire

28.03.2007

l'histoire sans fin

"Un vieil homme passe près du corps rigide d'un adolescent au crâne enveloppé d'un keffieh. Le jeune homme a le visage masqué par le vol violet de milliers de mouches dont la niasse bourdonnante exulte.
Le vieillard se bouche le nez. Son regard épuisé d'horreur se porte malgré lui sur cet essaim grouillant, agité par la fièvre de la ponte."
Bernard Wallet - Paysage avec palmiers

Psaume 22
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?
Loin de me sauver, les paroles que je rugis !
Mon Dieu, le jour j'appelle, point de réponse,
la nuit, pour moi point de silence.

]e suis comme l'eau qui s'écoule
et tous mes os se disloquent ;
mon cœur est pareil à la cire,
il fond au milieu de mes viscères ;
mon palais est sec comme un tesson,
et ma langue, collée à la mâchoire.

Des chiens nombreux me cernent,
une bande de vauriens m'assaille ;
comme pour déchiqueter mes mains et les pieds
et me couchent dans la poussière de la mort.

27.03.2007

le chaînon manquant

medium_orang810.jpgSilence

J'hume,

je guette,

ça pue l'homme,

famille, je vous hais


J'ai perdu mes clefs, les nerfs sciés je percute un tremblement de chair imberbe
juste tiède je crois voir la mort, mais ce n'est que ma concierge arrachée du lit,sur son seuil
et le remugle de son séant,
elle me hèle et je file interloqué
décidément on se comprendra jamé

au cœur de la vision

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en quête
du plus primitif des ongulés
une vieille bête impure
un phaco-chair aux rites obscurs

de profil
semble en perpétuelle ire
jamais bon sourire

vocifération trépidante
dévore charognes et  plantes
jme vautre dans les boues latéritiques
transe grimançante

Jé l'ventr'bas et rien d'aérien
comme si mes intestins
n'étaient que moi rien que moi, une sorte
de ventre, pensant, furax
et impie, je PUE

le rut est terrible
tout ce qui bouge devient ma cible
plaque au sol, proie, gorge, cri
 
sa tête renacle au ras des herbes gluantes
gratte son cul aux cailloux, la géante
sue entre les cuisses
les effluves malodorantes

érotisme pariétal
d’un accouplement fatal
danse coagulée d’un
condamné

20.03.2007

complainte bovine

Jé mal o korn, sui l'animal sacré, jmanjpa lerb, mé ya padpesticid (konkroi) , ici oné tousmègr, padgraiss sur la carkass, sui l'animal sacré mé keskjmeféchié, la rligion cé pamatassdethé mé lé sadou y diz kcé moa réincarné, alors jé lmêmsort , kesvouzenpensé? mOA chui kunevachkamalopié. A l'oxident mé consoeurs elbouf duvert mé finissokasspip, alors, cé koi la vérité? crevédfin tousavie ou finir en folvach ? JMSENS OCUNE POSSIBILITY

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l'écho des viscères

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De larche de Noé,
je vomis banni depuis
j'erre dans ma nef
mé j'ai pas la clef

des dieux je suis honni
pourtant  tout est bon dans lconchonni

sauce gribiche et oreilles calcinées
du groin au trou du cul
on m'enfourne, on me tue
dans le fumet de sang grillé

des dieux je suis honni
pourtant  tout est bon dans lconchonni

cochon ki s'en dédit
porc qui roule n'amasse pas mousse
tant va le porc à l'eau
qu'à la fin il tousse

des dieux je suis honni
pourtant  tout est bon dans lconchonni

je suis propre sur moi
soie de brosse à dent
j'vaux bien une oie
une fois l'an

des dieux je suis honni
pourtant  tout est bon dans lconchonni