02.04.2007

alphonsine

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j’m’appelle Alphonsine j’étais encore en rose layette
quand on m’a coupé la chique,
des rubans des turbulettes
jme noyais dans l’esthétique
cqui ma manqué c’est la simplicité
c’est que j’pouvais plus respirer
les tétines pour pas parler
o risettes à l'assemblée

j’aspirai à davantage
m’ont pas laissé avoir l’âge
des 40 ème hurlants
aux 50èmes rugissants,
les tuyaux commençaient à chauffer
les fosses nasales à s’enflammer
j’suis ventilée
ça c'est sûr j’suis clamcée

jai senti la viande molle
et les vers m’dévorer les guibolles
mais je leur ai filé la vérole
au bas clergé
fallait pas m’laisser devenir tout sec
à puer comme un fennec
maintenant j'ai le poil collé
des trous sanglants comme le val endormissé

on m’a sortie d’terre,
j’grossi pas mais c’est toujours mieux que lcimetière
rien dans les yeux ou que misère
mais j'ai vu lciel et ses chimères
je faisais tâche et c’était pas le pire
mais j’suis plus seule et j'respire

ya kekchoz la-haut que je m'explique pas
pourvu que ce soit pas
le drapeau, le sabre ou le goupillon
juste de l'air, de l'espace vermillon
ou même de l'azur, beau simple et plat
surface étale où mes yeux se reposent de tous ces patatras

je rêvais juste d’avoir des grands pieds
et  transporter la joie dans mes souliers